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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 00:06

Belle à La Rochelle
du 5 au 12 février 2010

 

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 18:07

 

PierreLR Vernet Duteau est porte-faix, c’est-à-dire docker, sur les quais de La Rochelle. Il habite le quartier Saint-Nicolas, quartier des pêcheurs, avec son épouse et leurs trois enfants.

 

 

La famille est protestante et, en ce milieu de 17e siècle, la vie des protestants est devenue extrêmement difficile dans la cité aunisienne.

En 1658, Pierre, qui vient de dépasser la cinquantaine, est malade.

Que feront les siens sans lui, dans cette ville menée durement par les catholiques.

L’aînée, Marie, a 18 ans, les deux autres, Charles et Madeleine ont 16 et 8 ans.


acte de baptême de Marie

 b marie duteau0129


Pierre emmène toute sa famille chez le notaire Pierre Teuleron, dans l’actuelle rue Chef-de-Ville, et il les autorise à partir vers le pays de Canada.

Son épouse, Jeanne, et la petite Madeleine seront servantes pendant 5 ans chez le sieur de La Poterie, Charles servira ce même personnage pendant les 3 prochaines années, et Marie sera également servante chez un autre colon. 


  Teuleronemplacement actuel de l'étude du notaire Teuleron










Imaginez les jours qui ont suivi, puis l’embarquement.

 Malade et incapable de faire le voyage, Pierre Duteau reste seul sur les rives rochelaises, suivant des yeux le navire qui emmène les siens.

Il a tenté de mettre sa famille en sécurité, loin des barbaries qui l’attendaient.

LrvuemerPierre décède quelques semaines plus tard.

  

Jusqu’au bout, il sera resté fidèle à sa religion et à l’engagement contracté avec son épouse, pour le meilleur et pour le pire. La fidélité, en l’occurrence, exigeait de se séparer, d’éloigner les siens d’un danger implacable. Pierre est resté fidèle à l’engagement de protection des siens.

 

Jeanne et ses enfants débarquent à Québec à l’été 1658.

Jeanne reste fidèle à son époux, elle ne se remarie pas.

Charles épouse Jeanne Rivard, il aura 13 enfants et décède à l’âge de 75 ans.

Madeleine se marie à 15 ans avec Nicolas Leblanc et lui donne 7 enfants.

L’aînée, Marie, épouse, dès 1659, un pionnier du Maine-et-Loire, Michel Lemay. Neuf enfants naîtront de cette union.

 

Trois siècles et demi plus tard, son arrière-petite-fille, Lynda, va écrire et chanter un merveilleux poème évoquant les rêves purs et naïfs d’un enfant mettant, comme l’ancêtre, tous ses espoirs dans un navire lancé sur l’océan, vers le pays d’en face.

 

C’est à cet enfant pur et naïf, que nous avons peut-être été nous-même, et à  ces rêves de paix, d’espoir, de solidarité et d’amour, que nous devons fidélité.


Le petit mot

 

Lynda Lemay

 



Son regard est pur l'enfant
Il regarde l'océan
Il pense à l'autre rivage
Imagine d'autres visages
La peau foncée les yeux bridés
Cheveux frisés ou cheveux raides
Celui qui est de l'autre côté
Il a peut être besoin d'aide


Son regard est pur l'enfant
Et son geste si beau si grand
À l'école on lui avait dit
D'écrire un mot pour ses amis
Il a écrit "paix dans le monde"
Sur un papier fleuri
Il a pensé "la terre est ronde
Des amis, faut pas que j'en oublie"


Ce petit bonhomme tout blond
Peut pas faire le tour de la terre
Alors il fabrique en carton
Un bateau pour défier la mer
Puis il se tourne vers l'horizon
Plein de fierté pour son bateau
Il a déposé tout au fond
Pour ses amis le petit mot


Il trempe ses pieds dans l'océan
Petit bateau entre les mains
Puis il se penche doucement
Fait prendre au bateau son chemin
Le petit bateau dangereusement
S'avance pour fendre les flots
Puis se balance gentiment
Comme blotti dans un berceau


Quelque part un moussaillon
A repêché un jouet de carton

 

Paroles et Musique: Lynda Lemay   1990  "Nos rêves"

 

 

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 13:29

Un émigrant emblématique :
Michel GAUTRON
ses descendants portent le nom de
LAROCHELLE

Aux XVIe et XVIIe siècles, plusieurs familles GAUTRON habitaient à La Rochelle, la plupart étaient protestantes. À ce jour, nous n'avons trouvé aucun lien entre les GAUTRON calvinistes et la famille de Michel GAUTRON. Parmi les couples figurant dans les registres des temples rochelais, il est possible de relever Isaac GAUTRON & Jacquette BROCHARD, Jean GAUTRON & Suzanne ELIARD, Martial GAUTRON & Jeanne DAUDIN.
          Daniel GAUTRON et son frère Jean GAUTRON, père et oncle de Michel, tous deux bouchers, se sont mariés à 2 mois d'intervalle, Daniel le 3 juillet 1638 et Jean le 5 septembre. Les deux mariages sont célébrés dans la chapelle Sainte-Marguerite (aujourd'hui appelée Oratoire), les deux frères sont des paroissiens de Notre-Dame-de-Cougnes et exercent le métier de boucher.



La Grande Boucherie est située dans la paroisse de Notre-Dame-de-Cougnes, à l'intérieur des anciennes murailles de la ville, celles de 1240.LR MG porteMallevault
          La Grande Boucherie est sise à l'emplacement actuel des halles, donnant sur l'ancienne porte Mallevault, du Gros-Seing ou
Mauléon, qui la séparait de la rue des Cloutiers et de la rue Gambetta, appelée à l'époque rue des Bouchers ou de la Boucherie.
          Sur le dessin de Monsieur Claude Masse, les restes de la porte Mallevault sont vus du côté de la Grande Boucherie.


Jean Gautron habite le Chapeau-Rouge. C'est un ensemble de maisons construites au nord de la rue Gambetta, entre les actuelles rues du Brave Rondeau, de l'Echelle de la Couronne et Villeneuve. Jean Gautron et son épouse, Françoise Boutereau, ont 7 enfants, tous baptisés dans la chapelle Sainte-Marguerite.
          Daniel n'est pas resté dans la paroisse Notre-Dame. Il exerce son métier aux halles du Temple, dans la paroisse Saint-Barthélemy. C'est dans l'ancienne Commanderie des Templiers que se tiennent ces halles. Daniel habite également dans ces lieux et c'est ainsi que ses enfants seront baptisés dans l'église paroissiale de Saint-Barthélemy.
LR MG maison






Daniel Gautron et Antoinette Foubert, son épouse, donnent naissance à 9 enfants :
          ~ Marie, mariée le 16 octobre 1661 à Jean Vaillant, boucher, puis le 3 juin 1669, âgée de 30 ans, à François Conil, maître tissier de toile.
          ~ Jean, baptisé le 25 novembre 1640 dans l'église Saint-Barthélemy-du-Grand-Temple. Il a pour parrain et marraine Jean Daniette et Françoise Bonneau. Il est inhumé le 24 septembre 1647.
          ~ Michel, baptisé le 16 octobre 1642. Il a pour parrain et marraine Michel Portais, commissaire de police, et Claude Chamot.
          ~ André, baptisé le 1er mars 1645. Il a pour parrain et marraine Jean Grelet, tonnelier, et Marie Girard. Il devient boucher et contracte mariage avec Jeanne Lanoue devant le notaire Alexandre Demontreau, le 28 octobre 1668.
          ~ Catherine, baptisée le 14 novembre 1646. Elle a pour parrain et marraine Etienne Planson, boucher, et Madeleine Alton. Elle est inhumée le 1er octobre 1647.
          ~ Jeanne, baptisée le 30 août 1648. Elle a pour parrain et marraine Henri Chapot, écuyer seigneur de la Chanoinie, conseiller du Roi et son lieutenant particulier au siège présidial de La Rochelle, et Jeanne Blouin.
          ~ Marie, baptisée le 11 mai 1651. Elle a pour parrain et marraine Noël Brochart et Marie de Grelette. Elle est inhumée le 26 mars 1654.
          ~ Françoise, baptisée le 1er octobre 1654. Elle a pour parrain et marraine Jean Gilbert et Françoise Faure. Elle est inhumée le 25 septembre 1668, décédée de la veille.
          ~ Daniel, baptisé le 5 mars 1656. Il a pour parrain et marraine André Crugeon et Madeleine Pervoche. Il avait reçu les eaux du baptême à la maison par nécessité. Il est inhumé le 17 janvier 1659.

le baptême de Michel
B m gaut
Le seizième jour dudit mois d'octobre 1642 a été baptisé Michel
fils de Daniel Gautron marchand boucher et de Thomette Foubert.
Le parrain Michel Portais, commissaire de police, la marraine honnête fille Claude
Chamot.
signé : Jousseaume
curé de Saint-Barthélemy.          M. Portais.          Claude Chamot
LR SB

          Daniel Gautron, père de Michel, est inhumé le 29 octobre 1668 dans le cimetière Sainte-Anne. Il est décédé le jour même, à l'âge de 64 ans. La célébration a lieu dans l'église Saint-Barthélemy-du-Grand-Temple.


Daniel Gautron, père de Michel, est inhumé le 29 octobre 1668 dans le cimetière Sainte-Anne. Il est décédé le jour même, à l'âge de 64 ans. La célébration a lieu dans l'église Saint-Barthélemy-du-Grand-Temple.


 C'est dans cette église, Saint-Barthélemy-du-Grand-Temple, que les enfants de Daniel Gautron ont été baptisés. En février 1568, les églises de La Rochelle sont détruites. Leurs pierres servent au renforcement des murailles. Les Huguenots construisent un temple sur la place du Château. En 1630, ils sont obligés de construire un nouveau temple dans la partie prise sur l'emplacement des remparts et d'abandonner leur magnifique construction du début du siècle. Les paroissiens de Saint-Barthélemy le consacrent au culte catholique sous le vocable de Saint-Barthélemy-du-Grand-Temple.
          Michel Gautron a donc passé son enfance aux halles du Temple, entouré de bouchers. Son père est boucher, son oncle est boucher, plusieurs parrains de ses frères et sœurs sont bouchers. Daniel, son père, devient sans aucun doute un boucher apprécié et reconnu. En 1648, le parrain de Jeanne est Henri Chapot, lieutenant particulier du Roi au siège présidial de la ville. En 1640, Daniel GAUTRON s'était fait réprimander par le procureur de police pour ne pas avoir observé les règlements, mais en 1642, le parrain de Michel est Michel Portais, commissaire de police.
          LR MG boucherieCes halles se tenaient à l'emplacement de l'actuelle cour du Temple. Cette place et les rues voisines tirent leur nom de l'ancienne commanderie des Templiers qui s'y dressait au XIIIe siècle. Selon le père Coutant, dès le franchissement de la porte de la commanderie (voir plus haut), "on se trouvait dans la boucherie du Temple. De chaque côté se rangeaient des échoppes ou boutiques , en bois, couvertes de tuile, certaines ayant sept à huit pieds en carré. Toutes avaient un banc ou établi de boucher propre à vendre chair au détail. … Ces boutiques payaient des droits variés à la recette du Commandeur, en général 10 livres. … Elle furent l'objet de tractations nombreuses tout au long des dix-septième et dix-huitième siècles, mais toujours entre des bouchers qui habitaient les maisons du quartier. Les halles de l'enclos du Temple avaient droits de halage, vente de lard frais selon un règlement de la mairie de La Rochelle du 10 juin 1618. On y vendait aussi du pain."

En 1682, un Jean GAUTRON y est toujours boucher et demeure dans les anciens bâtiments de la Commanderie. Il est voisin d'un FAILLOFAIX, sans doute Joseph FAILLOFAIX, époux de Suzanne GAUTRON, fille de Jean GAUTRON et de Marie GILBERT. Joseph FAILLOFAIX (son fils sera notaire royal à La Rochelle) est également boucher.
          Un acte passé le 17 février 1728 (Médiathèque La Rochelle, Manuscrit 1675, fol.54) est une licitation entre Joseph FAILLOFAIX, marchand boucher, sa femme, Suzanne GAUTRON, d'une part et Jacques GAUTRON, aussi boucher et sa femme, Marianne JAMONNEAU. Il est à noter qu'un Adrien GILBERT, boucher, est voisin, en 1682, de FAILLOFAIX et GAUTRON.
          En 1694, 1697, Jean GAUTRON est nommé garde-boucher du Temple. En 1701, la boucherie et la poulaillerie de carême sont adjugées à Jean GAUTRON pour 1 400 livres (AD17 - B 1711/1745).
          Le départ de Michel n'a donc pas été préjudiciable à la dynastie des GAUTRON, bouchers aux halles du Temple à La Rochelle.

  Michel Gautron épouse Catherine Poisson le 18 septembre 1673 à Québec. Ils n'ont pas d'enfant.
          Veuf, Michel se remarie avec Marie-Madeleine Bissonnet. Le contrat de mariage est passé devant le notaire Gilles Rageot. Ils auront 9 enfants.
          Michel exerce la profession de boucher. Il est surnommé La Rochelle. Bientôt le surnom devient nom et c'est ce patronyme qu'il transmet à sa descendance.
          Michel La Rochelle est inhumé à Beaumont le 20 janvier 1719. Il avait 76 ans.

Qc
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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 10:32

Lantnuit
Ultime tour soumise au regard des passagers
quittant la rade pour la grande traversée

 

___________________
Point d'orgue des remparts maritimes de la cité rochelaise,
la tour de la Lanterne a été le témoin privilégié de plus de cinq siècles d'histoire.
lant

 Elle a connu de nombreux surnoms dus aux événements, mais elle reste au cœur des Rochelais cette lanterne, ce phare, non seulement indispensable pour la navigation, mais surtout flamboyant pour l'âme de tous ceux qui l'ont approchée.
Sa construction date de l'époque où Pierre Bragier est élu maire de La Rochelle, en 1445. Son beau-frère, Jean Mérichon, maire pour la cinquième fois en 1468, fait activer les travaux qui ne s'achèvent qu'en 1476.

 Il a donc fallu 31 années pour parfaire cette élégante Lanterne que nous pouvons encore admirer, malgré toute son histoire, parfois tragique, et les risques auxquels elle a échappé à maintes reprises.

Haute de 75 mètres, sa destination première est d'être vue des marins. Sa base est constituée d'un fût cylindrique de 25 mètres de haut et de plus de 15 mètres de diamètre. Une flèche octogonale surmonte l'ensemble, quatre des huit pans sont percés de fenêtres trilobées de style flamboyant. Chaque nervure est garnie de crochets.
 Un escalier intérieur, situé sur le flan nord du cylindre de base et surmonté d'une flèche, permet d'en atteindre le haut, tout en desservant les différents niveaux.
lant lanterneAyant atteint cette première plate-forme sur laquelle est plantée la haute et fine pointe, il est possible d'accéder à une seconde par un escalier extérieur sur le flan ouest, fermé et surmonté d'une flèche vitrée à huit pans.

     
C
'est au sommet de cet escalier, qu'était allumé un énorme cierge qui servait de phare. La description de ce monument, dans sa forme actuelle, ne serait pas complète sans le signalement du conduit de cheminée s'élevant sur le côté est, à la base de la flèche principale.

     
C
'est ainsi que nous pouvons l'admirer et imaginer les difficultés rencontrées par ceux qui l'ont bâtie et ceux qui l'ont restaurée et remaniée au fil des siècles.

     
Tout au long de son histoire, la tour de la Lanterne va se voir attribuer des surnoms dus soit aux événements qui s'y sont déroulés, soit à l'une de ses fonctions.
20.lanterne


La plus ancienne de ces appellations est celle du "garrot". En effet, selon certaines sources, les navires arrivant dans la rade rochelaise étaient désarmés à la tour de la Lanterne. Une machine permettait de "garrotter" les canons et de les soustraire aux bateaux qui pouvaient ainsi entrer dans le port sans risque pour la cité.

     En février 1568, la Réforme s'installe à La Rochelle. François Pontard, sieur du Treuil-Charay et maire depuis le 6 avril précédent, fait appel à un de ses parents, lieutenant du prince de Condé, Sainte-Hermine.

     Afin de renforcer les murailles, on détruit les églises, leurs pierres sont des matériaux fort utiles. Les catholiques fuient hors des murs, mais 13 prêtres sont arrêtés et enfermés dans la tour de la Lanterne. Dans les semaines suivantes, ces malheureux sont égorgés et précipités dans la mer du haut de la tour.

     Pendant de nombreuses, le surnom de "Tour des Prêtres" est venu rappeler à tous, les débordements sanguinaires inspirés par ce climat de guerre de religions qui affectait tout le royaume. Deux siècles passent et l'horreur recommence. Le 21 mars 1798, quatre prêtres, réfugiés dans la tour, y sont égorgés par une foule exacerbée par la violence répandue sur l'ensemble du territoire.

     Vingt-quatre ans plus tard, en 1822, les principaux protagonistes de la "Conspiration de La Rochelle" sont arrêtés et quatre exécutés à Paris, place de Grève. En souvenir du passage de deux d'entre eux dans une de ses geôles, la Lanterne est souvent désignée depuis comme "la tour des Quatre Sergents".

Histoires de la Lanterne
La tour de la Lanterne a failli être victime, à plusieurs reprises, des événements locaux et de l'inconscience des humains.

Le 19 janvier 1545, un cellier, dans lequel il avait été entreposé 200 barils de poudre pris sur l'épave d'une caraque génoise, prend feu. La maison est située face à l'église Saint-Jean-du-Perrot et l'explosion fait croire aux Rochelais "qu'ils étaient parvenus au jour terrible du jugement dernier". Au moins 120 personnes trouvent la mort, une douzaine de maisons sont détruites, l'église est anéantie et une partie du mur entre la Chaîne et la Lanterne s'écroule. La tour a tenu !

Cela n'empêche pas de dénombrer, en 1607, dans le magasin du Perrot, toujours situé face à l'emplacement de l'ancienne église, 359 barils de poudre pesant 6 389 livres et, dans le même temps, d'entreposer à l'intérieur de la Lanterne 1 pierrier, 2 émerillons et 4 arquebuses à croc !

En 1651, le gouverneur, le comte du Daugnon, tyran haï de la population, s'enfuit à l'arrivée des troupes royales, laissant son lieutenant, de Besse, à la tête de quelques soldats réfugiés dans la Lanterne, la Chaîne et Saint-Nicolas. Le marquis d'Estissac, pour les déloger, fait dresser des batteries et miner les tours. C'est au moment où il allait la faire sauter, que les soldats sortent et se rendent, sauvant ainsi la Lanterne.

 Après le siège de 1628, Louis XIII ordonne la destruction de toutes les fortifications. Par bonheur, il en exclut les tours et le mur entre elles, pour protéger la ville d'éventuelles invasions maritimes. La Lanterne est une nouvelle fois sauvée ! Le sieur de la Grossetière est pris par les troupes royales, alors qu'il regagnait La Rochelle après une mission auprès des Anglais, pendant l'été 1628. Il est exécuté peu après la reddition de la ville. Michel de Marillac relate les faits dans une lettre adressée le 27 novembre 1628 à Richelieu : "J'ay reçeu advis du grand'conseil, que Grossetière a esté exécuté, le 24 de ce mois, la teste tranchée et envoyée à La Rochelle pour estre mise en haut d'une lance sur la tour de la lanterne (cela fera mourir sa fiancée), le corps bruslé, . . . ".


Mémoires de pierres
    Prison maritime, prison militaire, prison politique, la Lanterne a retenu un grand nombre de ses visiteurs. Si les pierres pouvaient parler, elles raconteraient … , remarque ironique ? Non, remarque véridique. Ici, les pierres parlent !
    En effet, ses hôtes forcés ont eu le temps de graver leur passage. Ces sculptures de murs ont résisté au temps et leur lecture est pleine d'enseignements. Sur près de 300 années, du 16e jusqu'en 1879, 600 discours y ont été écrits.
    Des hommes ont inscrit dans la pierre leurs souffrances, leurs désespoirs, mais aussi leurs espoirs. Les nombreux navires gravés au 17e ne laissent aucun doute sur le côté maritime de la prison. Les Anglais, les Hollandais et les Espagnols sont majoritaires à cette époque et laissent peu de place à un Pierre Lanber enfermé en 1615 ou aux frondeurs de 1651 et aux huguenots de la fin du siècle.
lant graf
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